L'AUTHENTICITÉ DES MILLESIMES L'authenticité et l'élégance de Kirwan s'affirment avec le temps. Chaque millésime est une œuvre née de la synthèse des saisons.
  • L'éveil du vignoble débute au printemps…


    L'éclosion des bourgeons annonce les rameaux porteurs de récolte; la saison viticole débute, riche d'espoirs pour le millésime à venir. Accompagnant la croissance de la vigne, les soins prodigués redoublent. Presque invisible, la floraison révèle au nez un parfum délicat. La vigne devient sensible aux maladies, nécessitant des interventions basées sur des méthodes prophylactiques et biologiques.


    …En été, tout se joue sur la progression de la maturité et de la qualité

    A La croissance ralentit en juillet et s'arrête en août pour permettre à la phase de maturation des raisins de commencer : journées ensoleillées et sèches entrecoupées de nuits fraîches, la sècheresse s'installe progressivement, de loin préférable à la canicule qui brûle et concentre trop rapidement les arômes.


    En août, les constituants du raisin apparaissent, préfigurant le corps et le volume du vin.

  • Mais ce sont les conditions climatiques de septembre qui font la race et l'élégance du millésime. Là, les tanins s'affinent et perdent leur austérité. Les arômes de fruit se précisent. La pellicule libère enfin sa couleur dans le jus. Ces critères de qualité varient en temps selon les cépages et les parcelles.


    Nous goûtons ainsi chaque jour les raisins afin de déterminer le meilleur moment pour cueillir la parcelle. Attendre la maturité complète sans basculer dans la sur-maturité, pour exprimer pleinement son origine, tel est chaque année notre passionnant défi.


    …L'automne, le temps des vendanges et de la consécration

    Toute l'équipe en a conscience ; une longue chaîne humaine de permanents et de saisonniers se met en place chaque matin pour cueillir délicatement, trier soigneusement les grappes puis les grains, à l'arrivée dans le cuvier, selon les consignes transmises.


    A Kirwan, seul l'homme peut comprendre les efforts à fournir, et les machines pour remplacer la cueillette manuelle ne sont pas de mise. Au cuvier, les raisins défilent et sont mis en cuves lot par lot.

  • Nous connaissons le potentiel de chacun grâce à nos connaissances empiriques ou scientifiques des parcelles, aux analyses pratiquées sur les raisins, et grâce aux dégustations régulières des baies. L'enjeu est de taille : la personnalité du vin doit témoigner de son origine et non de celle de son
    « winemaker ».


    À Kirwan, nous parlons de « winehelper » : l'homme au service de la vigne et de l'élaboration du vin. Dans le vignoble et au chai, l'effervescence des vendanges fait place au calme, annonciateur du repos hivernal.


    …L'hiver, ou la continuité entre deux millésimes

    La taille débute en décembre ; le vigneron soulage le cep de son vieux bois. Il le rajeunit en sélectionnant 2 rameaux qui porteront la future récolte. Cette opération strictement manuelle nécessite un grand savoir-faire.


    Travail préféré du vigneron, il requiert une analyse et une prise de décision adaptées à chaque cep. Ainsi, l'équipe entre-t-elle déjà dans le millésime suivant.

  • Le vin naît dans le tumulte et grandit dans le calme En automne place aux vinifications


    La tâche est merveilleuse, chargée de responsabilités et source d'expérience. Ecouter, prendre la mesure du millésime, permet d'adapter la vinification à chaque lot. La phase de fermentation (ou : l'entrée en fermentation) emplit le cuvier d'une odeur formidable et intense ; au cours des dégustations quotidiennes, nous déterminons le nombre et la durée des remontages, la température de macération. La cuvaison dure en moyenne de 18 à 25 jours, fermentation malolactique comprise.


    Se déroulant simultanément avec la fermentation alcoolique, elle assouplit le vin en abaissant son acidité naturelle. Les lots peuvent alors descendre rapidement en barrique.

    En novembre, les vins de goutte et de presse commencent séparément leur élevage. La sélection en vue des assemblages peut ensuite débuter.

  • Dans le calme hivernal des chais,
    s'opère la magie de l'assemblage


    Cette pratique de l'assemblage est indissociable du vin de Bordeaux. La réputation des vins, élégants, complexes et aptes à se bonifier au fil du temps doit beaucoup à ce savoir faire.


    C'est parce que Bordeaux est complexe à travers sa multitude d'appellations et de terroirs, que les vignerons ont sélectionné au fil des siècles les cépages les plus adaptés.

    Dans une même propriété, celui-ci a ses préférences : le cabernet sauvignon et le petit-verdot sur les graves, le merlot sur l'argile, le cabernet franc sur le calcaire.


    Chaque année, le vigneron cherche à reproduire le caractère unique du vin et la personnalité du cru en composant le meilleur assemblage. Ce dernier dit « final » est le résultat de la merveilleuse alchimie entre le sol, le climat, la vigne et le savoir-faire du vigneron.

  • Cette notion est très différente des vins de cépages très en vogue dans le nouveau monde, pour lesquels la technologie sert à mettre en avant le caractère variétal sans se soucier du terroir (ce qui est différent en Bourgogne où la notion de terroir est primordiale).


    Au contraire à Bordeaux, l'approche technique du vin ne sert que pour mettre en valeur l'origine. Le savoir-faire et l'expérience sont plus importants.

    Dans une même propriété, celui-ci a ses préférences : C'est pourquoi, avec nos œnologues conseil Jacques et Eric Boissenot, plusieurs séances sont nécessaires avant de prendre la décision d'assembler les vins. C'est l'instant de vérité !


    Si les lots sont jugés depuis les vinifications, seule la magie de l'assemblage permet de révéler la personnalité du cru. Dès ce moment, le vin devient une création unique..

  • Le grand vin de château Kirwan bénéficie en moyenne de 40% de bois neuf. L'élevage en barrique va durer 20 mois. C'est long… mais court au regard des décennies nécessaires au vin pour se bonifier en bouteilles.


    En hiver, nous intervenons à nouveau sur le millésime précédent : après un an d'élevage, les contours du vin sont définis mais le collage au blanc d'œuf va renforcer la clarification, apportant une souplesse accrue. Le soutirage de « levée de colle » pratiqué « au fin » à l'aide d'une bougie, fait partie des interventions traditionnelles, essentielles à l'évolution du vin.

    Au printemps, les vins s'affirment et se dessinent


    En mai pendant le réchauffement des chais, les vins nouveaux se goûtent de mieux en mieux. Les bienfaits de l'assemblage se font sentir. Encore un soutirage pratiqué avant l'été et les vins ne seront plus manipulés pendant la période estivale. Les derniers jours du printemps marquent aussi la fin de l'élevage du millésime précédent.


    Un dernier soutirage pour assembler toutes les barriques dans les cuves constitue la dernière retouche qui lui sera apportée. À ce stade, la personnalité du vin est clairement affirmée.